Dimanche 5 juillet 2015, dernière journée pour le festival Beauregard avec
en clôture le fameux Lenny Kravitz.
Avant de s’y attarder, commençons par le début d’après-midi. George Ezra étant
malade, la production du festival à du mettre en place un remplaçant. Ce furent
les Elecampane. Un groupe
d’indé-rock primitif venus de Caen. Mené par le chanteur, Nicolas Delahaye,
avec une tête de Pete Doherty blond, ces trois échappés de Concrete Knives, ont eu la lourde tache de remuer certains fans d’Ezra,
massés devant la scène Beauregard. Ils ont eu du mal, malgré leur expérience
scénique. Cependant, ce fut plaisant à écouter.
Retour sur la scène John, où le groupe Django Django, dont le chroniqueur en est fan, a joué un très bon
set, devant un public assez satisfait de
la prestation. Il y a eu un petit ennui technique lors de leur représentation.
La voix du guitariste, Vincent Neff, était presque inaudible, submergé par le
son des instruments. Problème de micro semble-t-il. Après, cela ne les a pas
empêché de continuer de jouer, et de fournir leur tubes First Light, Shake And Tremble et Cie.
Hamburger, sauce cheddar, avec frites. On mange gras en
écoutant, au loin, Asaf Avidan en
train d’interpréter, en dernière chanson, le morceau Reckoning Song. Une rumeur circule et prétend que Lenny Kravitz, trouvant sa loge trop
petite, a privatisé tout le château ! Ceci s’est avéré vrai, plus tard. Julien Doré aurait fait la même le
samedi, juste avant son concert.
« Quelle heure est-il
s’il vous plaît ? 22h35, no… 22h05… okay… donc en ce dimanche à 22h05,
nous allons partager le reste de notre vie », demande Etienne Daho, au public, en guise
d’introduction pour son morceau Le
Premier Jour. Notre dandy rock français, a concocté un magnifique show, une
véritable petite claque que n’attendait pas le chroniqueur. L’Invitation, Weekend à Rome, Comme un Boomerang
(sans la voix rauque de Dany), Tombé
pour la France, se sont enchaînés parfaitement. Le public a été très
réceptif avec ces chansons dont la dernière fut un excellent Epaule Tattoo.
Tout de suite, après, ce fut une véritable ruée vers le
devant de la scène Beauregard. Un mouvement de masse s’est accroché, serré,
écrasé, supporté les uns contre les autres pendant une heure. Chacun voulait la
meilleure place, pour assister au concert de Lenny Kravitz. L’impatience se
faisait ressentir, tout le monde était à bloc. Certains animaient la foule de olas et d’autres exclamations en tout
genre. C’était comme pour Sting, c’était l’événement du jour, sauf qu’il y
avait plus de filles qui étaient prêtes à fondre au moindre de ses… beaux
regards. 23 heures 40, avec juste dix minutes de retard (il faut bien se faire
désirer dans la vie), Lenny Kravitz arrive sur scène accompagné de ses
musiciens. Une énorme acclamation surgit de la foule. Une nuit rock-groovy-sensuelle, commence.
Pendant le concert, il a communié avec le public, en disant
qu’il était heureux d’être ici, lançant des œillades et des I Love You en sourdine à des
admiratrices. Notre rockeur lover s’est agenouillé devant les spectateurs, en
signe de remerciement et d’affection envers son public. Durant un long discours
de 10 minutes, où il présentait ses acolytes, Lenny Kravitz, en mode, « je suis un mec cool avec mes fans »
a fait monter un enfant sur scène pour saluer et le prit dans les bras.
Celui-ci, repart avec les baguettes de la batteuse et un souvenir qui va
perdurer tout au long de sa vie. Il est, l’espace d’un instant, une véritable
bête de scène.
Retour à la musique. Entouré de très bons musiciens, il nous
a joué des morceaux célèbres de sa discographie. American Woman, une version longue sublime de Mama Said, la chanson de lover par
excellence I Belong To You, l’électrique
Are You Gonna Go My Way. Il a terminé en apothéose avec son
célèbre Fly Away. Le public était aux
anges et s’en est donné à cœur joie de chanter, de danser, de sauter sur place,
de lever les bras au rythme de ces chansons.
Le festival Beauregard 2015 s’est terminé sur cet excellent
concert de Lenny Kravitz. Le château et son parc vont retrouver la tranquillité
de l’été. Rendez-vous l’an prochain pour de nouvelles aventures sonores.
Thomas Monot
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