Bonjour à tous, hello everyone. Je brûle de partager avec vous ma dernière
découverte qui n’est pas une nouveauté.
Tant pis, qui peut se vanter de tout connaître et d’avoir tout capté,
hey ? Ne riez pas, si vous avez loupé ce TGV là, attrapez-le sans retard
et ouvrez-la (votre bouche) pour partager à votre tour. Roulement de toms, hand
clap, boum boum boum, voici Underground
Resistance. Ils sont de Detroit, blacks et fully enragés de la musique
électronique, existent depuis 1989. Jeffs Mils et
« Mad » Mike Banks ont lancé ce projet qui a crû, s’est ramifié
est devenu une mine de création. UR,
c’est « you are », le
pouvoir au peuple ! C’est un label plus un collectif en partie anonyme de
musiciens, DJ’s et producteurs. Partis de rien, from scratch, ils se sont battus dans l’armée techno. Ils ont la
rage au ventre et il faut aller sur leur site (here, guys) et lire leur manifeste anti-commercial et bravache. Du
cran et des beats, ces types en ont dans le jeans. Concerts revendicatifs,
poing levé et défense des droits sont leurs modes d’action. Quand ils parlent
de ghetto, c’est du vécu. Pas le genre à rechercher la gloriole, tourner des
clips idiots avec des tasse-pé et des chaînes en or, mais plutôt des chercheurs
de sons engagés et des acharnés de la pépite sonique car ils jonglent avec
toute la gamme Roland (TR 808, TB 303, etc..) et manient les claviers et
séquenceurs à merveille.
Voici 3 tracks qui m’ont fortement impressionné au hasard d’un surf
sur des vagues à bleeps, nappées d’écume rimshot, sur les ondes bleutées de
maxi singles, de remix et de nappes de synthétiseurs cold ou bien distordus.
The Final Frontier : splendide feu d’artifice de ‘808, accords
inquiétants, quelques cris de bass-line aigus, soit 8 minutes 20 secondes de
bonheur instrumental.
Analog Assassin : vrai killer rythmique, le ninja du dance floor dans
une cave inconnue, lors d’une party interdite. Voir le clip à l’image de la
réputation des bonshommes.
The Jaguar : ambiance feutrée mais tranchante, le fauve vous laisse
passer et vous saute dessus en douce.
Centaines de singles, paquet de remix, labels, sous-labels, il faut
fouiller et chercher, car il y en a sous le capot ! Bravo les UR, merci de
vous battre, merci de nous faire danser, le poing levé, l’œil fier et avec
style. C’est envoûtant, percutant et on aime ça !
Jérôme « analog brain » V.