dimanche 19 avril 2015

Faada Freddy : merci, Sister, merci

Je cherchais un cadeau d'anniversaire pour ma sœur et j'étais tombée un peu par hasard sur Faada Freddy. Pour présenter son premier album solo, Gospel Journey, il passait à la Cigale le 13 avril. Avec son style soul-gospel et ses reprises, je me suis dit que je pouvais tenter le cadeau "place de concert d'un artiste que tu ne connais pas". 
En entrant dans la Cigale une affiche donne le ton : "Faada Freddy à l'Olympia le 5 octobre 2015. Complet". 
Nous peinons à nous frayer un chemin dans la fosse archi-pleine. Mais qu'a t il donc de spécial, ce Faada ?
Faada Freddy entre en scène tout de blanc vêtu. Avec ses dreadlocks, son chapeau melon et sa large ceinture rouge, le dandy campe un style bien à lui qui augmenterait même nos attentes. 
Faada commence à peine à chanter a cappella accompagné de ses choristes quand d'un coup on sent qu'il se passe un truc. Un truc qui n'arrive que dans les concerts et nulle part ailleurs. La salle entière est devenue silencieuse. L'émotion est palpable, le public en haleine accroché à ces voix, et quand soudain le rythme s'emballe, les doigts claquent, les mains frappent, les corps bougent, la Cigale embarque pour le voyage. 
Les voix sont juste superbes, on se surprend à oublier le monde extérieur et ses contrariétés. Les rythmes s'accélèrent souvent, les choristes manient aussi bien le beatbox que les percussions corporelles, on est bluffé par la modernité de ce gospel et ce groove qui nous emporte. Nous ne sommes pas au bout de nos surprises. Une chorale entière arrive sur scène pour la reprise du magnifique "Slow Down" d'Imany et notre peau ne peut s'empêcher de crier aux frissons. 
Quand en fin de spectacle l'artiste nous fait chanter "No women no cry" en choeur, juste pour le plaisir, notre bonheur est parfait. Faada Freddy ne ressemble à personne d'autre. Rappeur amoureux de reggae s'aventurant en terres soul et gospel, le sénégalais a réussi ce soir son pari de nous faire voyager. 
Quand ma sœur, les yeux brillants de joie, me remercie pour le concert, je ne peux m'empêcher de sourire. 


Pascale Baussant