vendredi 27 mars 2015

Dum Dum Boys : du bon, du beau, du bonnet

En France, on a les Dupont (la joie), les Durand qui ne sont pas alignés et les Dubois qui aiment la forêt. Les Durables sont assis sur leur siège, les Dupuis aiment l’eau fraîche et la margelle. Les Dudoigt montrent la lune et les Dukon simplement les regardent. Les Duschmoll n’existent pas. Les Dugland sont au Chesnay. Du Bellay fait poète poète, mais Dumont valait rien. Dujardin est touffu, y’a Duval qui rit…
Quant aux Dum Dum Boys, ils sont très très rock.
NB : Attention, attention ! En Norvège, ils ont un autre groupe appelé tout pareil et pas mauvais d’ailleurs, mais je vous parle de nos Frenchies à nous so nice from Nice.
Depuis 1985, ce combo tient haut la morgue des solitaires et des poètes maudits. Proches par l’esprit d’Alan Vega, avec un son « fuzz » qui buzze, ils nous servent les 3 plats du rock and roll, déclinés en autant d’accords et toujours chauds. Vous en voulez, vous en aurez : du Twist pour morts-vivants, du Blues pour zombies, de la B.O. pour série Z. Une quinzaine d’albums au compteur, on imagine les millions de kilomètres de leur tour minibus. Lunettes noires et cernes gris, on est avec vous les amis.
Quand il est en manque, le fantôme de Johnny Thunders vient les voir jouer, dans ces petites salles obscures où seuls des passionnés, des habitués et des piliers de bar écoutent un peu les groupes qui s’époumonent à transgresser la banalité ambiante.
Encore un putain de bon groupe, édité et disponible grâce à la malle aux trésors de CLOSER RECORDS. On vous recommande donc avec fièvre « les CD : « Electronic Pop Music Created by...", et “Nothing means nothing" ainsi que "Real cool trash".
Ils partiront peut être, morts au champ d’honneur du rock intègre, ignorés de la postérité et un enfant un jour, parcourant de son petit doigt le marbre froid où sont gravés les noms de nos héros demandera à son papa : « C’étaient qui les Dum Dum Boys ? ».
Si ce dernier a du cœur, il lui achètera alors l’intégrale des CD du groupe, sa première Fender et une pédale d’effet 60’s  en lui disant : «  Vas-y fiston, essaie de jouer comme eux, la lutte doit continuer ». 


J « Real cool cat » V.